mardi 29 juin 2010

Weekend Mineur dans le Waikato

Ce weekend fut quelque peu particulier puisque 2 nouveaux Mineurs nous ont rejoints pour ce weekend à Hamilton, capitale du Waikato et domicile du test match du weekend All Blacks vs Pays de Galles. En effet, des Mineurs de Nantes d’Océanie ont migrés jusqu’ici : TP, en stage à Sidney qui a traversé la Mer de Tasmanie pour nous voir ; Victor, nouvellement installé à Christchurch ; Pumba, habitué des soirées mouvementées d’Hamilton ; et Etienne, Mineur à Saint Etienne et trouvant les Mineurs de Nantes tellement plus cool que les Stéphanois, nous a également rejoint.
Revenant d’un rapide, et malheureusement, pluvieux voyage dans le Coromandel, Victor et TP arrivent à Hamilton avec quelques difficultés mais précédant tout de même l’arrivée des deux autres compères de Rotorua. Soirée retrouvaille le vendredi soir, avec un Victor motivé aux fourneaux pour nous faire une soi-disant spécialité mexicaine à base de pommes de terre, enfin plutôt une grosse omelette. Le tout arrosé de Waikato Draught, la bière locale qui offre des bonnets de beauf à chaque pack acheté :-). Ensuite, soirée dans les clubs d’Hamilton, où l’on commence à avoir nos habitudes.

Mais si les copains sont venus, c’est surtout pour les faire profiter du pays. Samedi, on est donc tous parti pour la région du King Country sur la côte Ouest. Il s’agit en fait de la région où le roi des Maoris s’est réfugié après les guerres contre les Européens. C’est une région aussi réputée pour sa beauté que pour ses fréquentes averses. Mais ce n’est pas une importante contrainte puisque les lieux réputés sont sous terrains. En effet, les Waitomo Caves sont des grottes réputées pour ses activités aventurières et découvertes. En arrivant dans la région, nous nous sommes arrêtés aux Glow Worm Caves (comprenez les Grottes des vers luisants). En effet, c’est pas spécialement les stalactites, stalagmites et colonnes qui valent le coup d’œil mais ce sont surtout des salles souterraines qui sont uniques. On prend alors un bateau et on navigue dans le noir presque complet puisque des milliers de verts luisants habitent les plafonds de la grotte et nous éclairent comme une magnifique nuit étoilée. Bon, peut être que comme ça, vous trouvez ca ridicule de se cloitrer dans une grotte et regarder des vers. Mais je peux vous assurer que c’était un spectacle assez unique.

Ensuite, nous avons pris la direction de la côte, et après quelques kms de rallye, nous nous sommes arrêtés aux majestueuses Marokopa Falls, des magnifiques chutes d’eau.

Puis, on a continué à serpenter au milieu des habituelles collines verdoyantes de la région. On a finalement atteint la plage de Kiritehere. Un superbe spot de surf et une plage de sable noir, un cadre idéal pour jouer aux Maoris :

L’après midi bien entamé, il fallait prendre le chemin du retour et rejoindre le Waikato Stadium pour le match des Blacks. Sur la route, la caverne perdue de Piripiri a été visitée, la seule place où on ne voit les choses qu’à travers les photos (Comprenez, la grotte était toute obscure, seuls les flashs nous montraient quelque chose). Quelques mètres plus loin, on a trouvé un pont naturel, un vrai pont de pierres reliant deux falaises, assez balaise et surtout très impressionnant.

Puis, direction le Waikato Stadium, le stade qui accueille, ce soir, les légendes All Blacks pour une confrontation intéressantes contre le Pays de (Le) Gall et leurs farouches Red Dragons. Les Blacks, emmenés par leur capitaine Richie McCaw et la vedette, le meilleur joueur au monde, Dan Carter, attirent toujours les foules. Ils sont vraiment un mythe ici, c’est l’institution la mieux exportée à l’international et qui porte très haut les couleurs de ce petit pays. Dans les rues menant au stade, des habitants sortent une table, un barbecue et propose des sandwichs saucisse-oignon à NZ$1 (0,50€), c’est pas la galette saucisse, mais c’est proche et c’est très bon. Le stade d’Hamilton (29 000 places) est plein comme un œuf de kiwi(s). Tout Hamilton fête les Blacks par un spectacle avec des danseuses qui dansent avec des fougères, un drapeau néozélandais qui se transforme en logo des All Blacks et un spectacle pyrotechnique digne des grands feux d’artifices du Stade Rennais, avec des grosses boules de feu qui explosent au milieu du terrain et réchauffe les visages de l’ensemble des spectateurs. En plus, nos places sont idéales, 5èmes rang, devant la ligne des 22, aux premières loges pour observer la difficile victoire des Blacks 29 à 10. L’ambiance était vraiment géniale surtout le moment des hymnes : Land of my fathers, l’hymne gallois sur lequel on a également pu chanter le Bro Gozh Ma Zadou ; et God Defend New Zealand (Dieu défend la Nouvelle Zélande), superbe hymne premièrement chanté en maori et puis repris en anglais par 29 000 personnes : ca donne des frissons. Les paroles sont affichées à l’écran géant et permettent aux Mineurs de participer. Durant le match, le stade se mets à lancer une ola. Sauf qu’ici, les gens balancent les bouteilles de bieres en plastique vides en l’air au moment de la ola. Et au tour suivant, certains s’empressent de finir la bière pour pouvoir jeter la bouteille. C’est marrant. Le match est intéressant, les Blacks s’en remettent aujourd’hui à la botte de Dan Carter, une fois de plus. Mais le XV du poireau impressionne par la vaillance et le physique de ces gallois. Il ne manquait plus qu’un brin d’enjeu et la partie aurait été sublime.

Après ce super match, on a pris la direction du Burgerfuel pour faire découvrir une spécialité néo zélandaise, et certains ont tellement aimé qu’ils y sont retourné le lendemain a Wellington et le surlendemain à Sidney. Je vous le dit, le Burgerfuel, ca vous fait carburer ! Enfin, ce soir là, c’est plutôt la fatigue de la longue journée qui s’est fait sentir.

Le dimanche, après le réveil, TP a du quitter et prendre la route de Wellington pour prendre son avion. C’est dommage car le soleil était au rendez vous aujourd’hui. Victor, Pumba, Etienne et moi sommes partis pour Tauranga, sur la côte Nord afin de gravir le Mont Maunganui. C’est une montagne assez particulière parce que c’est un mont qui est planté comme ça sur une presqu’île s’avançant au milieu de toute la Bay of Plenty. Randonnée ensoleillée autour du Mont, on a pu y croisé quelques pétards mais surtout voir des beaux « rivages » comme aime photographier Pumba et même apercevoir la fameuse White Island.

Photo aérienne en été

Pause culturelle : Une légende Maorie raconte que le Mont Maunganui était une colline sans nom esclave d’une montagne appelée Otanewainuku et qu’il est tombé amoureux de la colline Puwhena mais celle-ci appartenait à Otanewainuku. Désespérée, la colline décida d’aller se noyer dans la mer et demanda l’aide aux Patupaiarehe, des êtres féériques vivant dans les forêts et les montagnes néozélandaises. Ces êtres ont commencé à faire glisser la colline vers la mer mais, ayant perdu la notion du temps, ils se sont volatilisés au soleil levant et ont laissé la colline sur la plage. Depuis, la colline a été nommée Mauao ou « capturée par l’aube » en Maori. Certains disent que les roux Maoris descendent des Patupaiarehe.

Après cette marche, on a repris la route pour Waihi Beach, entre la Bay of Plenty et la péninsule du Coromandel, a coté d’où mon tuteur m’a conseillé « la plus belle plage de Nouvelle Zélande » à Orokawa Bay. La demi-heure de marche le long d’un chemin plus que boueux ne penchait pas en faveur de ce voyage. Mais finalement, la marche côtière et surtout la plage paradisiaque que nous avons trouvée valaient mille fois le coup. Une plage de sable banc bordé par des rochers dorés, protégée par une rangée de pins et ensoleillée : le Paradis. Baignade avant de repartir à l’assaut des sentiers gadoueux.

C’est ainsi que se termina notre weekend « Mineur » dans le Waikato avant que nos chemins ne se séparent entre la route pour l’aéroport d’Auckland et Rotorua. Weekend fabuleux ou retrouvailles de Mineurs au Paradis.



lundi 21 juin 2010

Kia Ora Rotorua

Après les Fieldays de Hamilton, j'ai parcouru les 100 kilomètres qui séparent Hamilton et Rotorua pour passer un weekend dans la ville de Pumba et pour visiter la région. Sur la route de Rotorua, on trouve le village de Tirau qui possède une architecture assez originale avec des bâtiments de tôle en forme d'animal. Amusant!
Rotorua est une ville réputée en Nouvelle Zélande pour ses sites géothermiques hors du commun. La région se situe la la limite entre la plaque australienne et celle du Pacifique ce qui provoque une activité géothermique assez exceptionnelle. En effet, il y a de nombreuses bains chauds, geysers et cratères dégageant du souffre. Il y a tellement de rejets que la ville "pue" le souffre, ce qui permet parfois de camoufler les pets de mon ami Pumba. C'est aussi une haute place maorie avec de nombreux villages et un région à multiples activités: zorbing, VTT... Donc, Rotorua est une place touristique importante dans le pays, du coup les attractions sont un peu cheres pour les étudiants en virée comme nous.
Pour notre part, on est aller visiter un site géothermique à l'extérieur de la ville, le célèbre parc Waiotapu. C'est un parc dans lequel il y a une concentration assez impressionnante de cratères, sources d'eau chaude et geysers. L'entrée coute assez cher mais vaut largement le coup. Les couleurs des roches sulfurisées assez incroyables : c'est pas pour rien qu'un point de vu y est appelé "la palette de l'artiste". Les bains ont des couleurs allant du jaune fluo à l'orangé pétant de la Champagne Pool. Et les lacs montrent une couleur verte émeraude jaune indescriptible. Vraiment beau.
Le soir, on a fait la fête à Rotorua avec les collègues de boulot de Pumba. C'était sympa et arrosée... par la pluie qui s'est mis à tomber et tomber. Autant vous dire qu'ici, quand ca tombe, tu peux te raviser, ça ne se calmera que dans une dizaines d'heures pas avant. Sacrée saucée!
Le dimanche matin, on avait prévu d'aller voir l'éruption d'un geyser et d'aller se baigner dans des bains d'eau chaude. Finalement, la météo a contredit nos plans et nous avons improvisé la visite des lacs de la région: Green and Blue Lakes et le Lac Tarawera. Encore une fois, des paysages incroyables où les fougères néo-zélandaises plongent dans les lacs comme des coulées de laves. Le tout sous un arc en ciel magnifique. Ben ouais il est pas neo-zelandais le Rainbow Warrior?

La Coupe du Monde des Kiwis

La nuit dernière, les All Whites, la sélection néo zélandaise, a fait un nul historique (1-1) contre l'Italie après avoir ouvert le score. Résultat remarquable pour la sélection kiwie qui a réussie d'une pierre deux coups. Depuis le début de la Coupe du Monde, les néo-zélandais suivent la compétition de loin surtout que leur équipe nationale s'est qualifiée difficilement lors des barrages contre l'inconnue séléction du Bahrein (0-0;1-0). Du coup, tout le monde pensait que la Nouvelle Zélande n'allait faire que de la figuration à la Coupe du Monde. En gros, qu'ils allaient chanter l'hymne mais perdre tous les matchs. Et bien après une premier nul arraché dans la dernière minute contre la Slovaquie, les All Whites, emmenés par leur capitaine Nielsen, ont tenus en échec les champions du monde italiens alors que tout le monde pensait qu'ils allait se faire manger comme des spaghettis.

La presse néo zélandaise les a encensé toute la journée, qualifiant le buteur Schmitz de héros et le goal Patson de gardien du temple. Ils ont aussi encensé les All Whites qui "donneraient n'importe quoi pour leur pays"(contrairement à certains Bleus)., "All Whites = all right". Bref, c'est l'euphorie médiatique. Du coup, les Kiwis se mettent à soutenir leur équipe, ils en parlent dans la rue, au boulot. Surtout, que la Nouvelle Zélande est toujours en course pour les huitièmes de finale et les Kiwis se mettent à y croire. En plus, leurs rivaux australiens n'obtiennent pas de résultats à la hauteur de leurs ambitions, et ça les Kiwis, ils aiment!

Second sujet de journal : "French shameful campaign" (la compétition honteuse des français). On se passera de commentaires.

dimanche 20 juin 2010

Les Fieldays de Hamilton

La semaine dernière, se sont déroulés les Fieldays à coté d'Hamilton. Les Fieldays est LE salon de l'agriculture de Nouvelle Zélande. Et comme la Nouvelle Zélande, et plus particulièrement la région du Waikato, est un pays très agricole, les Fieldays sont un évènement majeur dans la région, si ce n'est l'évènement annuel numéro 1 organisé à Hamilton. Mais c'est aussi un festival international puisque le plus grand salon d'agriculture de l'hémisphère Sud avec 130 000 visiteurs pendant 4 jours. En fait, c'est l'équivalent du Space français. 1000 différentes entreprises exposent ici sur 100 hectares de salon. So huge!

Ce sont surtout des professionnels agricoles qui exposent, mais plus généralement ce sont tous les acteurs de la vie rurale néo zélandaise. Le salon est assez commercial et chaque entreprise doit être présente aux Fieldays pour pouvoir exister dans l'esprit des gens. On peut y trouver de tout: des tracteurs (une quinzaine de différentes marques) aux panneaux photovoltaïques, des robots de traite aux tondeuses à gazon, des élevages d'Highland Cattle aux moutons néo zélandais, des pick-up japonais aux jacuzzis Kiwis. Toutes les banques du pays y sont présentes et se vente d'être le premier partenaire des fermes néo zélandaises et payent des petits dej' gratos. Les grandes industries agroalimentaires (Fonterra) exposent leurs monopole et exportation à l'international. Les entreprises énergétiques cherchent à vendre leurs produits et signer des contrats avec les agriculteurs. Et enfin, les instituts de recherche néo zélandais (AgResearch, DairyNZ ou Scion (l'institut de Pumba) mais pas le NIWA) tiennent un stand, présentent leurs travaux et invitent leurs "collaborateurs". Sinon, il y a toutes sortes d'évènements : courses de tracteurs, courses de quads, concours national de bûcheronnage (Youenn aurait surement tout éclaté!). Un vrai festival agricole qui ressemble beaucoup aux salons français.

J'y suis donc allé samedi et ai fait un tour très matinal pendant 3 heures. Après avoir pré-signé l'acquisition de 100 hectares, de 80 vaches laitières, 2 Highland Cattle, 2 moutons, un tracteur Fendt, deux robots de traites et la vente du lait à Fonterra, j'ai finalement renoncer à mon projet, je n'en avais pas parlé à mon banquier et je ne suis pas sur qu'il aurait été d'accord même si le prix des fermes a beaucoup baissé par rapport à l'an passé.

Sinon, au détour d'une allée, j'ai aperçu le drapeau bleu-blanc-rouge. Encore sous le coup du désastre des Bleus, j'hésite à m'approcher et quand je vois les enseignes "French crêpes" et "Galettes" à coté des paellas proposées. Je ne peux m'empêcher de m'approcher et vérifier ces "spécialités françaises". Effectivement, les biligs sont là mais la manière... absente. Et va s'y que je te vide ma grosse louché sur la bilig et que je te fasse un gros pâté. Bref, un pancake de Perpignan, quoi.

Visite super intéressante qui permet de s'imprégner (un peu) de la culture agricole kiwi et d'être présent au plus important évènement de la région. Ensuite, direction Rotorua pour rejoindre Pumba et Etienne pour un weekend chez eux, dans leur ville géothermale, qui pue...

mardi 15 juin 2010

Mes découvertes musicales Kiwies

Depuis quelques jours, je m'active pour découvrir la musique en Nouvelle Zélande, du moins la musique que j'aime. La culture Kiwie est très occidentale donc la musique est assez similaire à ce que l'on peut entendre aux USA, UK ou Australie. Les tubes internationaux (Ke$ha, David Guetta, AC/DC entre autres) sont très diffusées ici. D'ailleurs, ACDC étant un groupe voisin d'Australie, leur musique est très présente ici dans leurs radios, stades,...

La Nouvelle Zélande est un "petit pays" de 4 millions d'habitants donc il n'y a pas trop de création musicale mais il y a quelques noms qui se détache sur la scène nationale voire parfois internationale. Petit panorama musical de la musique Kiwie :

Je commencerai par mon coup de cœur pop du moment : The Naked And Famous, un nouveau groupe qui suit un peu l'esprit de MGMT ou Passion Pit. Vraiment cool. Il vont sortir leur prochain album prochainement, attention talent et on en entendra surement reparler! même en France (enfin je pense).



Ensuite en catégorie plus rock, on trouve les Datsuns, un groupe que m'a fait découvrir Julia, il y a déjà 3 ans. Du vrai rock, un peu alternatif par moment. Ils viennent de Cambridge juste à coté d'Hamilton et ont déjà tourné en Europe.



Ensuite, il y a un peu plus traditionnel avec les chants maoris. C'est vraiment cool !



Et pour finir pour aujourd'hui, comme en France ou ailleurs, il y a des espèces de chanteurs lovers à visée commerciale. Mais bon, certains peuvent aimer.



Par contre, je n'ai pas encore trouver de musique celtique ici (hormis le Bagad New Zealand), il va falloir que je cherche un peu mieux.

Voilà, ma première revue musicale, je l'enrichirai de mes prochaines découvertes.

lundi 14 juin 2010

L'appel de la East Cost


Initialement, ce devait être un weekend pluvieux à New Plymouth au pied du Taranaki avec ambiance du match All Blacks vs Ireland, mais finalement, nous sommes parti découvrir la cote Est et la Hawke Bay.

Tout d’abord, vendredi soir, Pumba, Etienne et leurs «nice Scion colleagues » m’ont rejoint à Hamilton pour faire la fête et se préparer pour le premier match des Bleus programmés à 6:30 heure locale. L’idée était de prendre la route dans la foulée pour rejoindre Napier, la capitale de la Hawke Bay.

D’ordinaire, je ne souhaite pas trop décrire nos soirées néo zélandaises dans le blog mais cette nuit fut quelque peu particulière. On a commencé la soirée dans un collock internationale sur Silverdale Road, Pumba a foutu l’ambiance, ensuite on a clubbé sur Victoria Street. Mais un pote n’a pas tiré la bonne carte « Chance » et a eu quelques emmerdes, il a du passé un tour à la case « prison », ou plutôt le poste de police. Mais rien de grave, juste une petite visite à l’occasion pour voir le formidable travail de nuit de ces gardiens de l’ordre néo zélandais. Le jeu s’est donc stoppé là avant de rentrer à la case « Finish » sur Masters Avenue et l’extinction des feux. Soirée mouvementée mais mémorable.

Juste le temps de voir les 15 dernières ‘’ennuyeuses’’ minutes de France Uruguay et nous sommes partis dans la foulée pour Napier. Première sortie pour la FlashCar et qui devait faire ses preuves ce weekend pour prétendre à devenir la voiture officielle de nos trips. On est parti à 5 avec Pumba, Etienne et deux de leurs collègues philippins, John& Juravski (je suis pas trop sur de l'écriture). On a donc quitté le mauvais temps d’Hamilton vers 10am pour rejoindre la cote Est, réputée plus ensoleillé. Pour atteindre Napier, la Flashcar a du traverser les montagnes et arpenter de nouvelles superbes routes avec des vues sur les reliefs verdoyants typiquement néozélandais. C’est l’occasion de tester comment elle peut monter les cols, conclusion : un peu de mal mais on y arrive. Après près de 5 heures de route, nous sommes arrivés à Napier, la « Art Déco » City. En effet, la ville principale de la région a connu un important tremblement de terre en 1931 et a été reconstruit suivant la mode « Art déco ». Ce qui donne un véritable cachet à la ville, la rend unique et simplement belle. L’Art Deco, c’est un mouvement artistique de l’entre deux guerres (les folles années, quoi) qui se traduit par une architecture très colorée et un design moderne. Je suis loin d’être spécialiste artistique, mais regardez les photos et vous comprendrez.

Après avoir marché dans la ville, nous avons pris la route pour le Te Mata Peak, le sommet d’un volcan qui permet de dominer et observer l’ensemble de la région. Magnifique lorsque l’on s’y rend pour le coucher du soleil et on voit les collines et montagnes alentours s’illuminer de couleur dorée.

Le soir, on a mangé sur le port dans un bon restaurant de Napier puis on s’est fait embarquer dans une crémaillère néo zélandaise. Des amis de John, le collègue philippin, fêtaient leur nouvelle collock, donc grande fête avec les Kiwis, c’était plutôt sympa ! Ca change des auberges de jeunesse.

Le lendemain matin, comme à l’accoutumée, on s’est levé tôt pour profiter de la courte journée néo zélandaise mais surtout des premières lueurs du soleil en ce 13 juin 2010. En effet, c’est sur la cote Est néozélandaise que le soleil se lève pour la première fois dans le monde. Et il est présent au rendez vous et illumine notre réveil. Au programme du dimanche matin : atteindre le Cape Kidnappers, l’une des deux pointes de la Hawke Bay. Ce n’est pas l’endroit où les maoris enferment leurs otages mais plutôt le lieu où ils ont tenté de kidnapper un membre de l’équipage de Capitaine Cook. Ce cap n’est pas facilement accessible, il faut marcher pour l’atteindre, longtemps puisqu’il nous a fallu marcher sur la plage le long d’immenses falaises. C’est assez impressionnant de circuler sur une plage étroite bordée de l’Océan Pacifique et de falaises aussi hautes. Et la marche est aventureuse puisqu’il nous a fallu franchir différents obstacles naturels (rochers, arbres), les contourner en passant par la mer ou les escalader quand c’était possible. L’aventure quoi ! Après 2 heures de marches, nous avons atteint le célèbre plateau du Cape Kidnappers sur lequel habite une colonie de fous de Bassan (oiseau marin). Malheureusement, c’est déjà l’hiver et les oiseaux n’ont pas attendu notre venue pour migrer vers un lieu plus chaud. Peu importe, la vue sur le Pacifique est déjà fabuleuse et la mer étonnamment calme au large de ce cap. Des moutons néo zélandais entretiennent le cap. Depuis celui-ci, on peut avoir une magnifique vue sur toute la Hawke Bay, un peu comme la vue que donne la Pointe du Van sur la Baie de Douarnenez.

Retour ensoleillé tout aussi plaisant et long jusqu’à la FlashCar.

Avis aux bacheliers : l’analyse de l’activité géologique de cette falaise tombera à l’épreuve de SVT de la semaine prochaine, prière d’envoyer vos travaux sur ce blog (source académie française de Nouvelle Zélande).


La région de Napier est également très réputée pour être une région viticole. Les premiers vignobles néozélandais y ont été créés il y a plus d’un siècle. En bon amateur de vin, il était indispensable de s’y arrêter. Nous avons donc visité le vignoble de la Mission, la plus vieille « winery » de Nouvelle Zélande, fondée par des prêtres dans les années 1840. On y retrouve principalement des cépages français, ou plutôt ce sont les seuls noms qui nous semblaient familier. On a donc testé un blanc et je peux vous assurer que ce vin n’avait rien a envié des vins français. Je n’y connais rien en œnologie mais je peux vous dire qu’il avait un bon gout fruité, et surtout un retour en bouche très … « kiwi ». Ce domaine est aussi réputé pour organiser d'immenses concerts à la manière de ces bonnes Vieilles Charrues : les Beach Boys, Ray Charles ou Rod Stewart y sont passé.

A new great weekend ! De nouvelles découvertes de la NZ ! Des soirées fatigantes et l'impression d'avoir plus conduit que dormit mais si c'est pour vivre ça, je resigne tout de suite!


jeudi 10 juin 2010

Kiwi basketball with the Irish

Hier soir, c'etait le premier match de ma nouvelle equipe de basket: les Fighting Irish d'Hamilton. On est 7 dans l'equipe, il y a des petits jeunots insouciants et gambadant comme moi et des vieux briscards de la trentaine. Des gars super sympas. Ils m'on confie mon maillot, du meme vert que les Celtics, floque du numero 5 digne des plus grands champions comme mon petit frere Yann, mon pote Dub ou Kevin Garnett.

Deux raisons pour les avoir rejoint: d'une part, pour s'integrer encore plus avec des Kiwis et puis observer comment ils jouent, c'est qu'ils ont quand meme une equipe nationale qualifiee pour chaque Coupe du Monde de Basket.

En fait, je vous l'avez pas dit mais je les ai rejoint et me suis entraine avec 3 autres Fighting Irish la semaine derniere. Premieres impressions: le panier neo zelandais etait plus genereux et la densite physique d'un neozelandais vaut deux fois celle d'un francais. Je suis rentre carbonise de 2h de match non-stop. A la fin, j'etais a la ramasse complete.

Bref, donc hier soir, c'etait le premier match de championnat. Le championnat a lieu le mercredi soir (ideal pour pouvoir voyager le weekend) et est "ce qui se fait de mieux dans le secteur". Enfin, le mieux n'etait pas trop au rendez vous hier soir, puisqu'on a battu l'equipe de l'Universite du Waikato sur un score sans appel de 87 a 23. Match a sens unique donc mais c'etait surtout un match de contre attaques. Les vieux briscards se connaissent par coeur, un rebond et hop le rebondeur balance devant, y a deja un Irish a l'autre bout pour recuprer et marquer. Les gars en face defendaient tellement mal que tu prenais a chaque fois ton double pas au lieu de prendre ton shoot, 2 ou 3 attaques placees mais pas plus et surtout des grosses bagarres dans la raquette qui fait plus penser a une melee qu'a du basket. Un arbitre absent qui siffle peu (j'ai pas fait une seule faute ;-p). Et meme si ils paraissaient un peu maigrichons, il faut se mefier de la "force maorie" (appelons la comme ca), parce qu'ils etaient redoutablement physiques.

Donc, vous l'aurez compris, je crois bien que le basket en Nouvelle Zelande, c'est plus physique et moins tactique qu'Europe. Mais ca me ferra pas de mal...

lundi 7 juin 2010

Cap sur Cape Reinga

Ce weekend était un peu particulier parce que c’était un weekend de 3 jours, prolongé d’un « holiday » pour cause d’anniversaire de la Reine d’Angleterre (pour une fois qu’elle sert à quelque chose à part poser pour des pièces de monnaie). En fait, c’est pas vraiment un anniversaire parce que ce jour férié n’est pas fixé dans le calendrier, c’est juste l’occasion pour les Kiwis de prendre un lundi de vacances pendant le mois de juin. Donc qui dit long weekend, dit longue expédition. Initialement, j’aurais du embarquer à bord d’un voilier et voguer dans la fameuse « Bay of Islands » avec Pumba et Etienne, mais finalement j’ai pris la route pour le Northland, la région le plus au Nord de la NZ, avec mon collègue allemand Thomas.

Le Northland est une région assez éloignée, plus au nord donc plus chaude et où se concentrent historiquement la plupart des Maoris de Nouvelle Zélande. On est donc parti assez tot de l’Institut durant le vendredi après midi de façon à rouler le maximum pour en profiter le weekend. Le soleil rayonnait agréablement, cela s’annonçait bien. Nuit à Whangarei, une ville pas très fun.

Le lendemain matin, on se réveille accompagné de la pluie. On a finalement abandonné un petit détour sur la côte de Whangarei pour le petit déjeuner et mis directement le cap sur le Cape Reinga via la Bay of Islands. Après une heure de route, on arrive à Paihia. Là non plus, le beau temps n’est pas venu au rendez vous et ne permet pas d’y trouver toute la beauté de la Bay of Islands, pourtant le lieu de Nouvelle Zélande favori de plusieurs voyageurs que l’on a rencontré. On passe ensuite à Waitangi, un petit village reculé sur la côte qui a donné son nom au fameux « Traité de Waitangi » (1840) qui plaça les Maoris et la Nouvelle Zélande sous la souveraineté de la Couronne Britannique. Pour la petite histoire, ce traité aurait été à l’époque préparé dans la précipitation par les Britanniques pour officialiser leur domination sur tout le pays avant que… les Français (qui avait envoyé plusieurs expéditions à l’autre bout du monde) n’est le temps de le revendiquer… D’autre part, le traité aurait été mal traduit en langue Maorie, ce qui aurait mené à de nombreuses contestations maories… Donc, Waitangi est un lieu important pour l’histoire néo zélandaise. C’est aussi la région où ont débarqué les premiers colons et ont fondé ce pays. Il y a tout un musée autour de la maison historique de ce traité, mais la visite était trop chère pour nos budgets d’étudiants.

Le Cape Reinga se situe à l’extrémité Nord de la péninsule du Northland. Tout au long de la cote ouest de la péninsule, en direction de l’Australie, se trouve la 90 Miles Beach. Une plage qui s’étire sur près de 89 kms. Elle est tellement longue qu’elle peut être empruntée comme une vraie autoroute de sable.

Et accélerer avec un 4x4 sur le bord de l’eau, ça fait un peu beauf, mais parfois c’est marrant.

Le Cape Reinga est une pinte toute aussi ventée que la Pointe du Raz en hiver. On peut y voir un magnifique spectacle : le courant de la Mer de Tasmanie y rencontre celui provenant de l’Océan Pacifique. Les Maoris humanisent beaucoup la nature et parlent de la rencontre de la mer Rehua (male) avec la mer Whitirea (femelle). Le Cap symbolise donc la différenciation entre les 2 mers. Reinga signifie « les Enfers » en Maori, ils pensent que c’est l’endroit où les âmes des morts vont rejoindre l’Au-delà. Au Cape Reinga, on y trouve donc un phare, un panneau de distances avec le reste du monde un peu style La Galette au Kiwi et … des Japonais.

Bon, on connait tous la réputation qu’ont les Japs avec les photos durant leurs voyages. Ça faisait plusieurs fois que je le remarquais cet état d’esprit mais là j’ai vraiment participé à leur chef d’œuvre : 3 japonais posent au Cape Reinga devant un fond neutre (la même photo serait possible à Paimboeuf). Ils ont quelques peut de mal à se prendre en photo à bout de bras donc je me propose de les prendre en photo. Le premier me tend son appareil, puis la seconde et la troisième en profite. OK, 1, 2, 3 photos sur ce fond neutre avec les trois appareils différents. Ensuite, 2 de leurs copains se rendent compte de la séance photo et rappliquent : je prends une 4ème photo. Ils me remercient de ma gentillesse mais finalement, les photos de ne devaient pas leur convenir. Ils se reprennent, une cinquième fois, en photo à bout de bras. Un brin vexé, je continue à les observer. La photo ne devait pas être mieux donc ils préfèrent demander à un nouveau Japonais (oui, y en a beaucoup ;-p) qui devait avoir de l’expérience, lui : 6ème photo, puis une septième avec chacun qui mets les bras en l’air. 7 photos pour un fond pourri, je me demande comment font les Japs lorsqu’ils ont tous un cadre intéressant ! Je demanderai à Passe Partout.

En dehors des Japs, le Cape Reinga est vraiment une pointe superbe qui s’enfonce seule dans l’Océan Pacifique, un très beau phare au milieu d’une réserve naturelle, le tout sous un semblant de tempête, bref un beau panorama.

On prend ensuite la route pour atteindre la côte Ouest du Northland, on se perd dans des de pauvres lotissements résidentiels de Maoris. Certains Maoris guettent à leurs seuils, on fait pas trop les fiers sur le moment et on traine pas trop. Puis, on traverse le Hokianga Harbour sur une sorte de péniche pour véhicule et rejoint notre auberge de jeunesse perdue au milieu des montagnes du Northland.

Le but du dimanche était de découvrir la Waipoua Forest, l’une des plus vieilles forêts de Nouvelle Zélande, plutôt l’une des rares à avoir été conservée intacte de la déforestation humaines. En effet, avant que les Maoris puis les Européens n’arrivent en Nouvelle Zélande. Toute mais vraiment toute l’île du Nord était boisée. C’est la raison pour laquelle, les animaux typiques néo zélandais sont des oiseaux (kiwi, moa, tui,…), pas de mammifères terrestres. On a donc marché quelques heures dans la Waipoua Forest composée de très nombreuses et immenses fougères, de plantes tropicales et … de Kauris. Alors le Kauri est une particularité néo zélandaise : c’est un arbre immense composé d’un tronc immense et haut prêt à rivaliser avec les redwoods nord américains. Leur bois est tellement bon qu’il a été surexploité par les hommes (l’expert torréfaction du bois – ou garde forestier- Matthieu Robin pourra surement vous en dire plus). On a trouvé le « Dieu de la Forêt » -le Tane Mahuta- qui mesure près de 51,5 mètres de haut avec un tronc de 17m et de 14 mètres de diamètre. Je ne sais pas si vous pouvez vous imaginer la taille du truc mais je ne sais même pas si les bucherons ont une technique pour abattre cet arbre ! Enfin, la question ne se pose pas puisqu’il s’agit d’un arbre sacré pour les Maoris qui assure la liaison entre le Père Ciel et la Mère Nature. On a donc voyagé et roulé dans cette forêt et découvert des Kauris seuls, malades, par 4 ou petits.

Après avoir fait une nouvelle fois le plein de nature, on est retourné dans la Bay of Island en espérant y avoir un meilleur temps. Mais que nenni*! On est allé à Kerikeri (non ce n’est pas une pub), l’emplacement de la première mission britannique. On est tombé dans un gouffre à touriste pour visiter une sorte de soi disant village maori avec de semblantes cabanes maoris. Le tout animé par une très vieille anglaise totalement kitch, du genre à prier pour l’anniversaire de la Reine, à s’habiller de pull de laine rose ou bleu d’un autre temps, à se nourrir de thé et à vivre avec ses chats. Le cliché typique, je vous les jure. Mais bon, on aurait du se douter qu’ici les Anglais étaient arrivés, il y a bien longtemps…

En conclusion, un weekend historique, culturel et botanique qui nous aura permis de découvrir deux endroits nouveaux magiques néo zélandais : Cape Reinga et la Waipoua Forest.

*Spéciale dédicace à ma chère tante Anne: j’espère que tu remarqueras l’effort que j’ai fait pour placer un peu de latin dans la Galette au Kiwi.


mardi 1 juin 2010

Hors sujet : Un peu de musique

Ceci n'a pas grand chose à voir avec mon voyage en Nouvelle Zélande mais Arcade Fire, mon groupe favori, viens de sortir deux nouveaux titres de son prochain (encore super?) album. Cet album est attendu depuis longtemps. Ces premiers titres sont très bien (Month of May particulièrement) et le widget est super rigolo. Je me permets donc de l'insérer dans La Galette au Kiwi pour qu'il y ait un peu le gout de la folk Montréalaise!

Enjoy it!



A. The Suburbs




AA. Month of May