mardi 11 mai 2010

Direction Taranaki !

Ce mardi fut un jour de stage différent des autres, où je passe mes journées à ma "Literature Review" sur mon ordi de bureau. Aujourd'hui, un chercheur devait aller pour réparer une caméra à New Plymouth, m'a emmener moi et mon collègue hollandais. En effet, le NIWA mène une série de mesures et d'observations des plages, marées et vagues. Et donc, ils ont plusieurs caméras installées dans le monde et surtout en Nouvelle Zélande qui leur envoie des données. Et heureusement qu'il y en avait une qui déconnait...

On a donc pris la route vers New Plymouth, au Sud Ouest de l'île du Nord, au pied du fameux et splendide mont Taranaki, le mont figurant sur l'entête de La Galette au Kiwi. C'est un lieu magnifique et je ne me serais jamais douté de la rencontrer aussi rapidement. On a donc parcouru la route dans un super break floqué aux couleurs du NIWA. Au programme: 3 heures de routes aller, 3 heures de routes retour le long de la West Coast le tout sous un soleil d'automne des Grands jours.
3h de voyage qui t'en foute plein la vue. Partant d'Hamilton, on traverse le Waikato et ses Colines verdoyantes, ses prairies occupées par des vaches, des vaches et des vaches (désolé de bouleverser les clichés). Et oui, il n'y a que de ça autour d'Hamilton (je laisse mon père compléter...) et pas une seule culture aperçue.Une fois arrivé dans le Waitomo, les moutons prennent le relais, les collines deviennent de plus en plus hautes et d'épais brouillards prennent places et donnent l'impression que les sommets des collines sortent des nuages.Plus on s'approche de la West Coast, plus la végétation tropicale néo-zélandaise (le bush qu'ils appellent ça ici) apparait, la route se tord au milieu de la jungle, il y a ptit air de Bob Maoriane. On atteint ensuite la cote et on voit ce mont Taranaki sortir de nulle part. Taranaki est un volcan éteint de 2500m.
A partir de ce moment là, j'ai plus de photos, ma batterie m'a abandonné.
Finalement, on arrive à New Plymouth, on répare la connexion: un mauvais mot de passe avait été sauvegarder. Finalement, on visite le port, les gardes-cotes pour placer une nouvelle au dessus de leur cabane. On se paye même une glace sur le chemin du retour. C'est le pied les jours de stage pareils!


On a aperçu le Mont Taranaki mais il faudra de toute façon y retourner pour visiter le Parc naturel et peut être gravir le mont...A suivre...

dimanche 9 mai 2010

Hamilton, la Cité des Chiefs

Mais surtout, à Hamilton, il y a le Waikato Stadium, l’antre des Waikato Chiefs, l’équipe locale de rugby à XV, évoluant dans le championnat d’hémisphère sud : Super 14. Ce soir, il y avait leur dernier match à Hamilton, le rugby faisant partie intégrante de la culture néozélandaise donc je n’ai pas hésité à en profiter.

Les Chiefs est une équipe regroupant les meilleurs joueurs professionnels de la régionWaikato, le championnat néo zélandais est totalement différent du système européen « football », c’est plutôt similaire aux comtés irlandais. Ils évoluent en noir-rouge-jaune, les couleurs traditionnelles du Waikato, et possèdent Mooloo, leur célèbre mascotte.
Les Chiefs jouaient les Waratahs de Nouvelles Galles du Sud, des Blondasses australiennes. Il faut savoir que les Waikato chiefs ont fini 2ème l’an passé mais que cette année, c’est plus compliqué : ils sont 10ème/14 et n’ont jamais gagné chez eux à Hamilton. Apparemment, l’équipe n’aurait pas trop été modifiée à l’intersaison mais quelques blessures et les premières défaites de 2-3 points les ont envoyées dans une spirale négative. D’après ce que j’ai compris de mon voisin, si les Waratahs gagnaient, ils accédaient aux Play-offs du Super 14, sinon, les Canterburry Crusaders, seule équipe néozélandaise pouvant rivaliser, leur prenait la place.

Bref, de toute manière, les Australiens se sont baladés ce soir, ils gagnent 46 à 19, alors qu’il y avait encore 27 à 0 à la 60ème minute. Je ne suis pas un spécialiste rugueby, mais les Chiefs n’étaient visiblement pas Chief de leur défense ce soir. Quelques bon décalages et exploits australiens et ils ont pris l’eau. Ils ont quand même réussi à marqué quelques essais en fin de rencontre pour sauver l’honneur.

En tout cas, même si le stade n’était pas plein, l’ambiance était agréable et encore plus familiale qu’au Stade Rennais. Hormis mon collègue allemand qui découvrait le sport, les gens étaient passionnés, quelques un n’hésitaient pas à crier ce slogan universel « Death for the ref’ » en référence à l’arbitre, mais beaucoup s’étaient bien rendu à l’évidence que les Waratahs étaient supérieurs ce soir.

A noter ma première rencontre avec le haka : un match de juniors précédait le match professionnel et les gagnants ont fêter dignement leur victoire devant la tribune (vidéo à voir sur Picasa/Hamilton).
Je noterai également la performance des Chiefs Cheerladers dans ce papier.


Hamilton - Kirikiriroa ...

Avant de se lancer dans les prochaines aventures, découverte d’Hamilton, my current location.

Hamilton est la capitale de la province du Waiakato. C’est une ville un peu plus petite que Rennes (130 000 habitants à Hamilton) et c’est surtout le centre culturel et commerçant de la région. De nombreux centres de recherche (dont le NIWA) et une université (l’une des plus importantes du pays) y sont domiciliés. Il y a une principale rue à Hamilton : Victoria Street ; dans laquelle, il y a tous les meilleurs restos, pubs et bars de nuit. L’ambiance y est franchement sympathique. Et par rapport aux prix français, c’est vraiment cheap. Je suis allé au resto l’Iguana, vendredi soir et ça fait bizarre de se faire accueillir à une réception et se faire servir par autant de serveurs. L’agneau néo-zélandais y était succulent.J’ai visité une galerie d’art, mais rien à signaler hormis…peut-être…une petite voiture réalisé avec des cannettes de Guinness. En Afrique, ces jouets sont utilisés pour jouer, aux ArtsPost, on l’expose et on la vend (cher).

Le centre ville est bordé par la Waikato River, à 50 m de Victoria Street. Celle-ci est la plus longue de Nouvelle Zélande. La balade sur ces bords est quite cool.


De l’autre coté, il y a le Lac Rotoroa, un coin vachement apaisant, en plein centre ville, on peut y faire du pédalo et courir autour.


Ne vous étonnez pas du manque de luminosité sur les photos mais un gros nuage s’est posé au dessus de la ville depuis 2 jours.

La ville est aussi célèbre pour ses fameux « gardens » mais je préfère attendre une éclaircie pour y aller


jeudi 6 mai 2010

Welcome to Hamilton

Ca y’est ! Me voila installé à Hamilton.

Après avoir vécu 3 jours chez Kevin et Robyn, j’ai investit ma collock ce soir. Mardi, j’en ai visité 2: un boxon et un truc clean. J’imagine que vous vous doutez lequel j’ai choisi. Dans le B(r)onx’on, un teenager metaleux m’a accueilli, j’ai rien compris de ce qu’il a baragouinais, de toute manière à part les chaines Hi-fi, le linge séchant dans la cuisine et la salle de bains dégueu, y avait pas grand-chose à voir ici. Ma collock est située a 5 minutes de marche de l’institut, dans le quartier de l’université. Il y a une piscine dans la collock mais elle difficilement utilisable par ces temps. Il y a 4 autres collocks : 2 travailleuses et 2 étudiants.

Mercredi, premier jour de stage au NIWA. 10am, je me pointe à l’endroit indiqué par Google Maps : c’est une crèche, j’avais pas trop prévu de garder des mômes mais bon… je demande aux passants, aux encadrants de la crèche, personne ne connait le NIWA ou bien personne ne comprend ma prononciation (ca commence bien). Finalement, on m’indique l’adresse exacte. J’y suis accueilli par mon tuteur, Rupert, anglais du Kent, installé depuis 12 ans à Hamilton, spécialiste des traitements de l’eau par les cultures d’algues. (Je vous parlerai de l’application qu’il développe ultérieurement). J’ai donc rejoint l’ « aquatic pollution group » du NIWA. Le NIWA est un institut public implanté dans les grandes villes du pays, il a plein d’autres domaines de travail : biotechnologies, marine, météorologie,… Formalités d’accueil : test écrit de sécurité, inscription et création d’un compte informatique, adresse mail et tout et tout… L’après midi, on est allé sur le centre d’expérimentation. Les moyens du NIWA sont assez impressionnants, pleins de pick-up floqués aux couleurs du NIWA et de zodiacs occupent la cour de l’institut, on se croirait dans une sorte de base pour explorateurs. On a donc été au centre de recherche de Ruakura visiter quelques étangs de culture d’algues pour que je puisse voir réellement l’application directe de la recherche. Aujourd’hui, on en a reparlé et je me pencherais sur la modélisation économique et énergétique du système sous Excel, et de réaliser l’analyse du cycle de vie du système, donc très branché GE (génie de l’environnement) mais plutôt intéressant.

Mardi soir, premier sortie dans un pub du centre ville, le Crooks pub. J’y suis allé avec Benjamin, un stagiaire français à DairyNZ, l’institut de recherche pour l’agriculture. Le barman, le sosie craché de Dan Carter, apprenant que je venais d’arriver m’a fait tester chaque bière pression néo-zélandaise, et elles sont plutôt bonnes, je vous en ramènerais. Plutôt cool, le type, on repassera.

Sinon le climat est assez étrange, on est au milieu de l’automne, les feuilles ne sont pas tombées, il fait encore chaud la journée (une vingtaine de °C) mais qu’est ce que ça caille la nuit ! Le jour se lève super tôt : vers 6h30, mais par contre dès que les néozélandais quittent le boulot à 5 pm, il fait déjà quasiment nuit.

mardi 4 mai 2010

From Paris to Auckland, 24h de vol

A Roissy, j'y ai rejoins Ines, une amie dans la meme option energetique a l'EMN. Ines pars faire son stage a Bali pendant 3 mois.

On a fait en sorte de se retrouver avant l'enregistrement pour pouvoir voyager a cote jusqu'a Singapour. Mes 28 kgs de baggages pour l'hiver neo-zelandais contraste avec les 8 kgs necessaires pour survivre sur les plages indonesiennes. Derniers au revoir et on embarque avec la Singapore Airlines dans leur A380 dont il sont les premiers a avoir pu les utiliser pour des vols commerciaux.

L'avion est immense (2 etages) mais pas specialement revolutionnaire, il ressemble a tous les autres: l'espace pour mes jambes y etait tout aussi restreint. Meme si tout est dernier cri: ecrans, sieges,... Par contre, le service de la Singapore Airlines: Impeccable. Les hotesses sont charmantes, la bouffe y est tres bonne et les repas sont frequents. Coutume de la compagnie: ils nous filent une serviette trempee brulante dans les mains. Au debut, c'est un peu troublant, on comprend pas trop, ca brule, et on le pose comme tout le monde sur le visage et c'est super agreable. On peux meme decouvrir quelques nouvelles bieres indonesiennes: tiger beer, le pied quoi. Et il y a pas mal de films a voir (Shutter Island, Le Concert) et de la musique (Hot Chip, Florence and the Machine) a ecouter donc il n'y a pas trop le temps de dormir durant les 12 heures qui menent jusqu'a Singapour. L'avion n'etait pas plein, il y avait 2 place libres a cote de nous, je dirais qu'il y avait 90% de remplissage.

Nos chemins se sont separes avec Ines a Singapour. J'avais seulement 2h d'escale donc il ne fallait pas que je traine. Le temps d'aller a la porte d'embarquement, de se connecter a Internet et constater la triste defaite du Stade Rennais qu'il fallait reprendre l'avion pour Auckland. Je suis rapidement sorti dehors dans un espace fumeur pour me rendre compte du temps: Il y avait une chaleur etouffante et un atmosphere tres humide, j'y ai tenu 2 minutes... et dire que certains vont passer 3 mois a Dubai.

Le remplissage pour ce vol etait encore plus faible, dans mon troisieme compartiment, on ne devait etre qu'une quinzaine de voyageurs pour 100 places! La on se dit qu'il doit y avoir peu de touristes en ce moment en Nouvelle Zelande. Du coup, on peut prendre 3 sieges et s'allonger pour dormir. Dans cet avion, j'y ai rencontrer l'equipe technique de Sebatien Loeb qui vient preparer le rallye de Nouvelle Zelande. Sur le coup, quand il m'ont parle de rallye, j'ai pas trop compris: de nobles francais se rejoindrais t'ils pour un bal en Nouvelle Zelande? En voyant leurs logos Citroen, j'ai ensuite compris.

Arrive a temps a l'aeroport d'Auckland. Le chocolat de survie a passe sans encombres le controle de la biosecurity. J'ai recupere mes baggages et j'ai ete accueilli par Kevin et Robyn, des amis de la famille habitant Hamilton, chez qui je dors en attendant de trouver la collok.

NB: desole pour l'absence d'accents, c'est les premiers contacts avec le clavier Qwerty

En passant par Paris...

Il est impossible de passer a Paris sans que ne se poursuivent les Aventures d'un Breton montant a Paris.
Samedi soir dernier, je monte sur Paris avec mon pere. J'ai beaucoup parle du metro parisien et du RER en mal, mais la, j'y ai vecu un moment unique pour un metro. Une sorte de vieux cow-boy est rentre dans le metro et commence a jouer Blowin' in the Wind. Il chantait pas tout a fait juste mais c'etait super. Evidemment, devant ce super talent, je me mets a applaudir a la fin de la chanson. Malheureusement, j'etais bien le seul a feliciter et a porter attention a ce mec, gros moment de solitude dans la rame.
Le soir, on est passe a Bastille, un quartier sympa rappelant la rue de la Soif mais sans l'ivrognerie rennaise. A refaire.
Enfin, Paris c'est aussi le reseau de transport ou il y a differents tickets de transport. Partis via un metro, on n'a pris qu'un ticket metro. Evidemment, on s'est fait gaule, il fallait un ticket RER pour sortir de la station Charles de Gaulle. Pas moyen de trouver un distributeur a l'interieur de la station, nous voila escaladant les barrieres de la station avec mes 30 kg de baggages pour pouvoir en sortir sans eveiller le vigile rodant dans les parrages. Ca c'est de l'action, et ca promet pour la suite...
Un conseil pour ceux aui ne sont pas encore partis, prenez une ticket RER pour Roissy :-)

dimanche 2 mai 2010

Description rapide de la destination & chiffres clés


Alors, la Nouvelle Zélande, par rapport à la France tu ne peux pas trouver plus loin : c'est les Antipodes. Environ 19 000 km de distance.
C'est un archipel avec 2 iles principales :l'ile du Nord également appelée Aotearoa : le pays du long nuage blanc, en maori. La capitale est Wellington, au sud de l'île du nord.
L'île était initialement habité parles maoris, arrivés par pirogues en NZ et est devenue une colonie britannique suite aux premières exploration de Captain Cook. Je développerais l'histoire de la NZ ultérieurement dans la Galette au Kiwi. A noter que c'est le premier pays à avoir autoriser les femmes à voter.

Quelques chiffres clés, la Nouvelle Zélande, c'est:
  • 4,3 millions de néo zélandais
  • 270 000 km² de territoire
  • une densité de 15 habitants au m²
  • le 20ème IDH au monde (devant le UK et l'Allemagne)
  • un chômage à 3,8%
  • Les 15 meilleurs rugbymen au monde, tout habillés de noir
  • 45 millions de moutons (mais je vais vérifier)
  • 4,2 millions de vaches (source A.Le Gall)
  • Des émissions en CO2 par habitantes de 7,7 tonnes par habitant
  • et 6 Mineurs de Nantes en stage.
Les langues officielles sont l'anglais et le maori. Les symboles des néo zélandais sont le kiwi (d'où le surnom) & la fougère d'argent. A noter que c'est le pays qui a accueilli le tournage du Seigneur des Anneaux, le prochain pays hote de la Coupe du Monde de Rugby (novembre 2011, il me semble) et que les kiwis sont qualifiés pour la Coupe du Monde de Foot en Afrique du Sud (chez Papat').

Moi, je serais basé à Hamilton, capitale de la province du Waikato, à une centaine de kms au sud-est d'Auckland.